Quickstarter : nouveau modèle de financement participatif pour le contenu digital

Le modèle de quickstarter peut sembler utopique : faire appel aux internautes pour financer des contenus que les médias traditionnels ne veulent ou ne peuvent pas financer. et pourtant cela fonctionne …..

Si le montant demandé est atteint la somme est attribué au porteur du projet. De nombreux projets artistiques sont présentés. Quickstarter est utilisé par de plus en plus d’auteurs ayant des difficultés à réunir des fonds.

  • le porteur de projet inscrit celui-ci dans Kickstarter
  • il définit le montant dont il a besoin pour pouvoir mener à bien son projet, et une date-butoir
  • il crée un certain nombre de “packs”: par exemple, si vous contribuez 5.- ou plus au projet, vous recevez une version électronique du livre, si vous contribuez 50.-, vous recevez une copie du livre autographiée, etc. (c’est là qu’il faut être créatif!)
  • les personnes désirant soutenir un projet font une promesse de versement via le site
  • dès que le montant total de financement est atteint, toutes les versements promis sont débités (ainsi, les “backers”, comme le site les appelle, ne risquent pas d’investir de l’argent dans un projet qui ne va pas à son terme)

Upian  utilise la plateforme comme source de financement alternative pour certains webdocumentaires avec succès. Le modèle peut donc aussi être utilisé en France.

Un mode de financement qui finalement s’impose comme une vraie alternative.



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Le web est mort, vive l’Internet !

Internet, plus que le web …

Un article édifiant de C.Anderson via Wired portant sur la prise de pouvoir de quelques oligarchies sur le web ouvert de années 90. « Un retour aux sources » selon Michael Wolff, un monde ou l’iPAD nous montre que le futur ressemble au passé, un monde ou Google maîtrise le traffic et les ventes et Steve Jobs les contenus / l’expérience utilisateur.

 Le contenu revient sur le devant de la scène, éclipsant la technologie. Une première depuis plus de 15 ans.

The Web Is Dead. Long Live the Internet

« Two decades after its birth, the World Wide Web is in decline, as simpler, sleeker services — think apps — are less about the searching and more about the getting. Chris Anderson explains how this new paradigm reflects the inevitable course of capitalism. And Michael Wolff explains why the new breed of media titan is forsaking the Web for more promising (and profitable) pastures. »…

A lire sur wired

Les dinosaures ont ils encore des dents ?

La presse en difficulté

La fin des dinosaures

La Nouvelle République au bord du dépôt de bilan, les régies publicitaires du groupe Spir et Ouest France en pleine restructuration, des agences photo comme Eyedea ou Magnum sont en grande difficulté. C’est tout l’écosystème de la presse papier qui est en danger. Les raisons sont multiples, citons :

– Le paradigme du numérique qui a bouleversé les modèles économiques, l’échelle de temps, la hiérarchie des compétences et engendré la migration massive des budgets publicitaires du papier au web

– L’arrivée massive du gratuit

– La fracture des usages entre la génération du baby boom et la « génération y »

Les impacts sont multiples :

– Fragilisation des media et répercussion sur tous les fournisseurs de contenus

– Remise en cause du lien entre le journal et ses lecteurs

– Remise en cause de la légitimité des média

Le règne des opérateurs télécom

Certains analystes prédisent le règne des opérateurs Télécom et des géants comme Google sur le marché de l’information et des contenus grand public, cantonnant les média dits « d’opinion » à des niches. Google, Orange, PagesJaunes prennent la place laissée vacante par des médias papier affaiblit : la publicité, les annonceurs, les partenaires, l’audience migrent peu à peu vers ces acteurs majeurs du monde Internet, laissant un vide. Un vide abyssal de sens, de singularité, de diversité, de contre pouvoir.

A l’heure ou l’on se gargarise du web participatif, de l’Internet aux internautes, il y a un contre sens, une ambiguité  qu’il faut lever. Le contenu auto produit, l’opinion du plus grand nombre n’est pas un gage de démocratie et d’information. Sans sources de référence, sans repères, sans leaders d’opinion, sans analyse, le web devient un magma informe sur lequel règne un portier rémunéré à la commission.

Le Web 3.0 sera celui du contenu

La disparition de sources « fiables » de contenus est le point ultime de cette destruction de valeur initiée par Google et qui signera sa perte. Règner sur le vide est en fait la grande peur de Google. C’est pourquoi il ménage les média, c’est pourquoi il cherche à numériser le contenu des bibliothèques du monde entier.

Une nouvelle révolution Internet s’annonce peut être, à moins qu’il ne soit déjà trop tard, celle des contenus. Les opérateurs de transfert de data, les leaders pur players du marché investiront surement ce territoire afin d’alimenter les discussions de leurs réseaux sociaux acquit à prix d’or, pour susciter les initiatives locales et citoyennes gagent de la mobilisation du plus grand nombre. Sans mobilisation, sans opinion, sans échanges, les médias sociaux se tariront faute de « carburant ».

Les talents existent

David Goldman / Eyedea

Les médias d’aujourd’hui ont une carte à jouer, en prenant des risques éditoriaux, en se différenciant des agences filaires, en développant un ton, un mode narratif. Rue89, Backchich ont initié le mouvement. L’image, le photojournalisme manquent à l’appel. Les contenus et les talents existent pourtant, il suffit de se plonger dans les nouveaux modes narratifs dévelopés par Mediastorm ou Magnum pour s’en persuader.

The Marlboro Marine

Capitolio

I carry this with me

Between even and earth