Google investit dans le leader de la location saisonnière HomeAway. Les acteurs hexagonaux seraient ils passés à côté d’un relais de croissance ?

La dépêche tombe début novembre Google investit dans HomeAway afin de poursuivre ses développements dans le secteur du voyage.

Le fonds d’investissement Google Ventures se lance officiellement sur le marché de la location de vacances en entrant au capital de la maison mère d’Abritel et Homelidays.

Bref retour en arrière : au milieu des années 90 Abritel, société Française, bascule ses activité minitel sur le web. Nous sommes en 1997. De manière surprenante le marché est presque vierge. Pas de concurrents, un marché de la location saisonnière divisé et fractionné entre les professionnels du voyage et les centrales hotellières , les centrales liées aux filières labellisées (Gîtes de france, …) ou aux collectivités (office du Tourisme, CDT, CRT), et des acteurs des petites annonces gérant la location saisonnière comme un marché annexe de leur activité immobilière.

Un projet conjoint entre le jounral Ouest France et Abritel, Clivac, n’aboutit pas, faute d’adhésion des acteurs de la filière.

Abritel se tourne alors vers un fonds d’investissement qui fait son acquisition en 2007. Homeaways prend des positions fortes en Europe et aux USA, fédérant un bouquet de plus de 160 000 offres sur 100 pays. Conscient du potentiel, Google investit cette année sur ce marché très lucratif.

Lucratif pourquoi : il s’agit d’un marché captif et prévisible (chaque loueur remet sa location sur le marché chaque année), d’un marché au potentiel important (le parc de biens de particuliers est immense), d’un marché aux synergies internationales fortes.

Faute d’avoir considéré le potentiel de ce  marché de niche et faute d’avoir prix le risque de sortir de leur « zone de confort » les acteurs de la petite annonce, et plus particulièrement la presse, sont passés à côté d’un relais de croissance à leur coeur de métier très encombré et en phase de saturation.

Google tire les « marrons du feu » avec opportunisme et élargie sa prédominance sur le web; très largement au-delà de son activité de moteur de recherche.

Publicités

CitySearch lance CityGrid pour contrer Google sur le marché hyperlocal.

L’intérêt pour le marché de la publicité locale ne cesse de croître notamment par le biais de la géolocalisation. Citysearch a décidé de prendre position en lançant CityGrid, un portail d’API permettant de partager ses contenus et ses publicités avec d’autres sites web et d’autres applicatifs mobiles.  Ce dispositif rend accessible plus de 3 millions de commentaires, 15 millions d’adresses et 500 000 annonceurs locaux.

Le CEO de Citysearch,  Jay Herratti présente le dispositif CityGrid.

Ses principaux concurrents sont Yelp et Google Local.

En augmentant sa multidiffusion et donc son apport d’audience, Citysearch se bat pour conserver sa place sur le marché local.

Cette mine de données librement accessible est une stratégie payante puisque le modèle de Citysearch est basé sur un marketing à la performance pour lequel l’annonceur paye à la consultation, à la réservation effectuée, au lead. Citysearch partage ses revenus avec l’éditeur partenaire et eventuellement l’apporteur de publicité lorsqu’il s’associe avec des régies telles que Superpages, Yodel, Spafinder, et limos.com.

Citysearch collabore avec plus de 100 partenaires pour 150 000 annonces payantes internes et 500 000 annonces provenant de son réseau.

Son principal concurrent reste Google, qui, s’il apporte de l’audience, en profite pour placer ses Adwords.

Source : Techcrunch

Après le téléphone mobile, Google attaque Apple sur le terrain de la tablette.

Chromium, le système open source de Google, existera aussi en version « tablette »

Source Le monde

Les équipes de développement de Chromium, le système d’exploitation open-source développé par Google, ont publié quelques images d’un avant-projet d’interface pour tablette tactile.

Principalement destiné aux mini-ordinateurs, Chromium, dont la sortie est prévue fin 2010, fonctionnera avec une interface simplifiée, et sera axé vers les services en ligne.

Le système d’exploitation rejoindra donc Windows 7, conçu pour fonctionner sur les tablettes tactiles, et le système d’exploitation de l’iPad, proche de celui de l’iPhone, ainsi que les divers systèmes d’exploitation basés sur GNU / Linux prévus par les constructeurs.

Internet: la culture du « tout gratuit » pourrait tuer Google

« Je demanderai d’abord à Google avant de poser des questions stupides »

La culture Google a petit à petit envahie notre quotidien. En devenant un référent économique et culturel Google a inscrit la gratuité au coeur de nos pratiques digitales.

Google nous sert d’encyclopédie, de dictionnaire, de banque d’images, de bibliothèque, de cartographe, de télévision, de professeur, déversant un savoir sans bornes sur notre vie de tous les jours.

Google nous oriente, nous façonne dans notre accès au savoir. Quid des droits d’auteurs, quid de la pertinence des sources, quid de l’indépendance des média, quid de la diversité des contenus.

Un algorithme gloubi-boulga

Le classement des résultats de Google n’est il pas un algorithme combinant popularité, optimisation technique des contenus et publicité. Un « gloubi-boulga » dans lequel se noient le journalisme, la science et le savoir. Le gratuit, le tout venant, le néophyte, l’amateur sur le même plan que l’expert, le spécialiste, le journaliste. Le débat n’est pas nouveau. La résultante pourrait l’être.

Dans un monde du tout Internet les sources indépendantes et crédibles se tarissent. « Indépendantes » et non « payantes ». La nuance est importante. Le gratuit n’est pas forcément synonyme de « non qualité », de « non enquête ». Mais la qualité, l’enquête, demandent du temps, des moyens qui dans la plupart des cas ne sont compatibles qu’avec une juste rétribution. L’indépendance a un prix. L’information a un prix. La confiance a un prix.

L’indépendance a un prix

Google, même s’il sen défend, va tuer la poule aux oeufs d’or. Google a colonisé le monde du contenu, l’a parasité au sens premier du terme, pour grossir et se développer. La gratuité promu par Google, ne sert que Google. Faute de carburant Google va ralentir et devoir diversifier son activité. Sortir de son « coeur de métier » est le vrai risque de Google.

Les médias dans leur chute pourraient entraîner le géant aux pieds d’argiles. Quel est l’intérêt d’un moteur de recherche sans contenus. Rechercher dans des blogs, des réseaux sociaux et une base mondiale de publicité a t’il un intérêt ?

Google : média global unifié intégrant contenus et publicité ?

La solution pour Google ne sera t’elle pas de developper ses propres contenus, de racheter des journaux , de dévenir un éditeur. La boucle est bouclée. Google devra s’auto alimenter, se perfuser pour survivre. Google maîtrisera peut être l’ensemble du web, qui ne sera plus du web mais un réseau Google, un média global Google.

Dans ce scénario nous vivrons dans un monde totalitaire à la George Orwell dans lequel la propagande et la diffusion de messages publicitaires domineront notre vie quotidienne.

A moins que les états et les citoyens fassent en sorte de promouvoir un réseau alternatif, un modèle qui préservera une pluralité, ou un contrôle étatique, au choix.La chine a peut être déjà choisie…

Est-ce acceptable ?

Dans un second scénario les conflits d’intérêts éditoriaux et publicitaires de Google l’amèneront à faire un choix : être un éditeur et définir un cadre économique qui lui permette de vivre de son activité et par suite qui permettra à d’autres d’en vivre, soit poursuivre son activité de régie et permettre l’émergence d’un modèle économique assurant le développement des contenus média.

A moins que Google ne disparaisse.

Dans tous les cas de figure, comme le présage Rupert Murdoch: “Internet Will Soon Be Over”, l’internet que nous connaissons aujourd’hui a atteint ses limites.
La culture du gratuit est un moyen à court terme d’assoir une hégémonie économique, pas une fin. C’est une fuite en avant qui nous conduit au bord du gouffre.

Une question stupide.

J’ai posé la question au moteur de recherche, j’attend toujours la réponse : « erreur 404 »

Google living stories – le début d’une love story avec la presse américaine ?

Une façon plus dynamique de lire les « news » avec living stories.


C’est ce que vend Google, un service qui regroupe, organise et hiérarchise les contenus relatifs à un sujet : par ordre chronologique, par source, par type,…. et qu’il pense proposer aux éditeurs.

Living stories a été lancé avec le Washington Post et le New York Times. On peut se demander pourquoi les journaux concernés n’ont pas développé leurs propres outils.

Mais Google est là.

Google qui s’intéresse à la survie et au modèle économique des journaux et qui leur suggère de remplacer leur modèle vieillissant par le sien. Au lieu de vendre l’accès au contenu, vendez plutôt des espaces Adsens. Sous prétexte de « relater des faits » d’une autre façon, Google fait la promotion de ses outils et de leurs modes de monétisation.

La question initiale est valide et recevable : que va devenir le journalisme sur Internet, comment les journaux vont ils remplacer la perte de leurs revenus (générée en partie par le même Google) ? La réponse d’un acteur juge et partie l’est beaucoup moins.

Google joue son propre jeu : préserver un contenu de qualité, condition siné qua non de sa survie en tant que moteur de recherche, développer son modèle économique en le substituant à celui de l’ancien monde, celui du papier. Mais pardessus tout Google n’a t’il pas intérêt à ce que aucun autre modèle n’émerge de la crise des média.

Plutôt le néant que l’enfer!

Plus d’informations sur le blog de Google.

Google en négociation pour acquérir Yelp et devenir … un média (local).

Google devient un média

Notez bien cette date dans vos calepins !

Google passe du statut de provider de solutions et de moteur de recherche à celui de média. Comme je vous l’annonce depuis quelques semaines Google désire préempter le marché du local. L’acquisition du cityguide Yelp pour 500 millions de dollars est une première pour Google. Cette prise de contrôle lui permettrait à la fois de faire face au risque lié à la disparition des contenus éditoriaux suite à la faiblesse de certains média mais aussi de maîtriser l’échelon publicitaire local qui lui manque cruellement.

Goole finalise sont opération de prise de controle de la pyramide du marché publicitaire. Après les grands comptes, le marché local.

Diffusion de contenu + régie = média

Quoi de mieux que de maîtriser le support et la régie associée. Diffusion de contenu + régie = média. Après l’annuaire local , les commentaires associés, la géolocalisation sur Google Maps, et les stickers dans les vitrines des commerçants, le géant américain boucle la boucle et dévoile sa stratégie locale.  Il lance un défi aux média et les affronte désormais frontalement.