OpenData objet politique, enjeu économique.

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Donner un sens économique à l’OpenData

L’OpenData reste encore trop souvent un objet de spéculation et de prospective piloté par des acteurs publics ou politiques.

Les acteurs privés commencent depuis peu de temps à en explorer le potentiel.

Ce potentiel est immense et ne se limite pas à la gestion des horaires de bus et à l’affichage des points d’intérêt touristique sur une carte Googlemap.

L’OpendData peut également devenir un véritable « trésor » d’informations à destination des entreprises. Les « data » existent, éparpillées, peu lisibles et surtout sans liens directs avec l’activité commerciale des PMI / PME qui font le dynamisme d’un écosystème malmené par la crise.

Et si l’OpenData pouvait participer à la réussite économique des entreprises n’ayant pas le temps ou les moyens d’être assisté par un service d’intelligence économique ?

Comment ?

En diffusant, dans une finalité métier, des informations utiles, concrètes, lisibles, condensées, qui peuvent aider les PMI / PME à piloter leur activité, au plus juste et au plus près du marché.

Ouestmarches est un bon exemple de cette nouvelle génération de services. Il s’agit d’un portail diffusant des marchés publics, un site fédérant l’ensemble de l’offre nationale au sein d’un moteur de recherche vertical dédié.

Jusque là rien de nouveau.

Si ce n’est qu’il s’appuie sur des technologies issues du Big Data pour collecter et enrichir ses données.

Dans quelques jours il va aller plus loin en proposant à ses abonné des indicateurs économiques provenant de l’OpenData pour aider les entreprises à préparer en amont leur stratégie et répondre aux appels d’offres de manière pertinente.

36 000 fiches communes actualisées

Par le biais de fiches communes récapitulant les indicateurs économiques clés d’une commune : budget, composition du conseil municipal, évolution du nombre de permis de construire, répartition des compétences territoriales , …

A travers une vingtaine d’indicateurs clés provenant de sources crédibles, (Banque de France, INSEE,…) Ouestmarches à l’ambition de donner accès aux entreprises les plus petites à des informations utiles.

Et si la révolution de l’OpenData c’était aussi cela : donner du sens et de l’usage aux Data

Dans la foulée il proposera également des indicateurs économiques par secteur d’activité et très bientôt un observatoire des marchés publics pour compléter son offre et tirer tout le potentiel d’un sujet public et ouvert : les marchés publics.

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A consulter : ouestmarches

Vincent Munier – Au fil des Songes

Un songe de photographe

Vincent Munier est un photographe nature et animalier  français dont le nom est désormais reconnu internationalement.

Au fil des songes a été réalisé en Lorraine sur les terres d’étangs et de tourbe de l’est de la France.

Il s’agit d’un ouvrage personnel , un beau livre , visité par  la plume de Charlélie Couture.

Le site web

Lucas Foglia – Un ordre naturel

Un état de grâce

 Lucas Foglia est installé à San-Francisco.
Il s’est intéressé à ces américains, qui lassés des grandes agglomérations, viennent chercher une vie différente , proche de la nature, en autarcie. Ils composent avec le monde moderne mais poursuivent le rêve d’un aillerus, motivés par des préoccupations écologiques, religieuses ou  économiques. Ils construisent leur habitat, chassent, cueillent, pêchent pour un retour à un « ordre naturel ».
Avec beaucoup d’acuité et de proximité Lucas Foglia s’approche au plus près de ces utopistes marginaux qui vivent un idéal en équilibre entre état sauvage et modernité.

Personnalisation des contenus. Technologie et contenu éditorial pour une stratégie gagnant / gagnant / gagnant

 

 

 

 

 

Pourquoi personnaliser ses contenus ?

Pour satisfaire ses lecteurs et rendre leur engagement plus important : temps de lecture, partage …

Pour satisfaire ses annonceurs et leur proposer des dispositifs ciblés, impactants et basés sur la connaissance client…

Pour permettre aux équipes éditoriales de concevoir de nouveaux contenus et leur donner les moyens de mieux comprendre leur lectorat.

The Washington Post  a lancé depuis longtemps des services de personnalisation de ses contenus. Son service d’agrégation de flux personal.washingtonpost.com est directement issue de son expérimentation avec Trove, service lancé en avril 2011. En créant une structure dédiée, la Washington Post Company, le journal a capitalisé sur son expértise de newsroom et sur une technologie de pointe d’analyse et de gestion des data.

Il s’agit d’une nouvelle expérience utilisateur. Il vous suffit de vous connecter via votre connecteur Facebook et le service vous propose un environnement dédié qui s’affinera au fur et à mesure de vos usage pour sélectionner les contenus les plus proches de vos aspirations.

Malgré le risque d’isolement, le « bubble risk » selon Eli Pariser, la personnalisation éditoriale est une opportunité pour les entreprises de presse de se battre à armes égales avec les nouveaux entrants sur le marché de l’entertainment tout en s’inscrivant une logique marketing basée sur la connaissance du client.

« Your filter bubble is your own personal, unique universe of information that you live in online. What’s in your filter bubble depends on who you are, and it depends on what you do. But you don’t decide what gets in — and more importantly, you don’t see what gets edited out.” (Eli Pariser)

Un véritable pari gagnant à condition de garder une ligne éditoriale et une maîtrise sur le contenu diffusé en évitant le piège de remplacer les rédacteurs en chef par des algorithmes.

Mais gageons que ce défi relevé l’industrie du contenu saura se relever et trouver un modèle économique gagnant. A condition de faire table rase d’une segmentation et d’un ciblage en silo qui ne s’accommode pas des nouvelles pratiques des annonceurs qui ont rapidement compris leur intérêt. Ils investissent désormais massivement dans le marketing affinitaire ou à la performance et délaisse les supports de masse coûteux et peu rentable. Le ROI signe le déclin de la diffusion émetteurs -> récepteurs au profit du one to one.

La personnalisation du marketing et du contenu est donc la seule porte de sortie des grands titres de presse encore en état de se restructurer.

Peu d’acteurs interviennent sur ces nouveaux sujets , en Californie Gravity fondée par des anciens de Myspace s’est investit sur le mix : contenus, analytics,testing et 55 en France sous l’impulsion d’une partie d’ex de Google France.

Afghanistan : Balazs Gardi, un Iphone et Basetrack. Le photoreportage s’adapte au XXIeme siècle.

Basetrack reinvente le journalisme, avec un Iphone…

Cinq photoreporters participent au projet «Basetrack One-Eight» et chroniquent le quotidien d’un bataillon de Marines américains, déployé dans le sud du pays, précisément dans la province d’Helmand entre 2010 et 2011.

Utilisant les nouvelles technologies de manière pertinente, géolocalisation, vidéo, photo Iphone, le projet Basetrack nous dévoile l’isolement de la base et de ses occupants.

Leur travail a été publié en ligne en utilisant le système de catalogues et de livres interactifs Issuu, qui diffuse posts, photos et commentaires selon une frise chronologique intuitive. Les photos, en couleur pour la plupart, montrent sous un angle inédit les populations à proximité desquelles opèrent les militaires et les terrains auxquels ils sont confrontés.

Basetrack est épaulé par un réseau d’artistes, de techniciens et de journalistes de divers horizons qui travaillent à suivre ce corps de marines et à donner matière  à comprendre  la guerre la plus longue dans laquelle ai pu être engagée les US.

Basetrack est une « non profit » initiative  opérée par une association américaine,  November Eleven.

Basetrack est un projet qui applique la logique Open-Source au journalisme, en diffusant son contenu de manière gratuite et en autorisant sa reprise sous licence Creative Commons. Il  s’appuie sur une plateforme ouverte pour distribuer son contenu et permettre au public de participer au projet.

Liens

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Basetrack

Foreign Policy : « The War in Hipstamatic »

BewarMag : « Balazs Gardi et son iPhone en Afghanistan »

Whatiseenow : « Reinventing photojournalism »

Teru Kuwayama Interview

TED fellows :  » Connecting to the War in Afghanistan: Basetrack: One-Eight »

 

Quickstarter : nouveau modèle de financement participatif pour le contenu digital

Le modèle de quickstarter peut sembler utopique : faire appel aux internautes pour financer des contenus que les médias traditionnels ne veulent ou ne peuvent pas financer. et pourtant cela fonctionne …..

Si le montant demandé est atteint la somme est attribué au porteur du projet. De nombreux projets artistiques sont présentés. Quickstarter est utilisé par de plus en plus d’auteurs ayant des difficultés à réunir des fonds.

  • le porteur de projet inscrit celui-ci dans Kickstarter
  • il définit le montant dont il a besoin pour pouvoir mener à bien son projet, et une date-butoir
  • il crée un certain nombre de “packs”: par exemple, si vous contribuez 5.- ou plus au projet, vous recevez une version électronique du livre, si vous contribuez 50.-, vous recevez une copie du livre autographiée, etc. (c’est là qu’il faut être créatif!)
  • les personnes désirant soutenir un projet font une promesse de versement via le site
  • dès que le montant total de financement est atteint, toutes les versements promis sont débités (ainsi, les “backers”, comme le site les appelle, ne risquent pas d’investir de l’argent dans un projet qui ne va pas à son terme)

Upian  utilise la plateforme comme source de financement alternative pour certains webdocumentaires avec succès. Le modèle peut donc aussi être utilisé en France.

Un mode de financement qui finalement s’impose comme une vraie alternative.