Open Data, transparence des dépenses publiques et services de veille de marchés publics

Le 10 avril le sénat américain votait le  Digital Accountability and Transparency Act, ou Data Act qui acte l’ouverture des données relatives aux dépenses de l’état fédéral. Ces données sont accessibles aux citoyens sur le site USASpending.gov.Lire.

Non seulement elles sont accessibles mais elles deviennent interopérables, c’est à dire utilisables par des machines et se conformant à des standards en facilitant l’usage et la dissémination.

Plus qu’un acte politique visant à la transparence des dépenses publiques il s’agit bien  d’une décision économique.

Décision économique visant à une meilleure gestion des dépenses publiques. En améliorant la compréhension de la structure des dépenses publiques cette décision aide les acheteurs à rationaliser leur politique d’achat : achats groupés, référentiels de prix,…

Décision économique à destination des entreprises, favorisant l’accès des PMI/PME à la commande publique, permettant l’émergence de nouveaux acteurs économiques proposant des outils d’analyse et de business intelligence à destination du monde de l’entreprise.

L’Open Data est un mouvement qui est encore jeune, issu des concepts qui ont donné naissance aux logiciels libres. Son potentiel de développement est important et il est parfois associé à l’idée d’une nouvelle révolution économique. Joel Gurin, qui a participé à la politique d’ouverture des données à la Maison Blanche et qui est un promoteur de l’Open Gouvernement au sein du Govlab,  évoque la révolution par la Data dans son livre Open Data Now.

Très concrètement, de nouveaux acteurs se sont greffés sur ce mouvement pour proposer de nouveaux services.

Enigma aux Etats Unis, Data Publica en France commercialisent des jeux de données et leur expertise portant sur l’usage et l’exploitation de données ouvertes.

GoviniOpen Data Soft , Socrata, proposent des solutions de collecte, d’analyse et de diffusion de données en Open Access.

Onvia, Smart procure ont développés des solutions complètes de Data Intelligence dédiées à la commande publique.

Prenons le cas d ‘Onvia. Il s’agit d’une société quotée au NASDAQ, qui a levé 300 millions de dollars et qui propose d’identifier des opportunités d’affaires, d’identifier et de nouer des relations avec les donneurs d’ordres, de monitorer ses concurrents et d’anticiper la publication de marchés grâce à des outils de veille prédictive.

L’enjeu est colossal. En France les marchés publics représentent  144 milliards d’Euros par an.

En France aussi la transparence est à l’ordre du jour. La loi CADA (la loi n° 78-753 du 17 juillet 1978 reconnaît à toute personne le droit d’obtenir communication des documents détenus dans le cadre de sa mission de service public par une administration, quels que soient leur forme ou leur support) et les actions d’Etalab vont dans le sens d’une ouverture progressive des sources publiques.

De nombreux freins subsistent encore. La DILA qui édite le journal officiel publiant les marchés publics nationaux continue par exemple à soumettre la diffusion de ces informations publiques à une licence propriétaire, empêchant toute réutilisation par un tiers.

De nouveaux acteurs se positionnent pourtant sur ce secteur d’activité, tel ouestmarches édité par le groupe de presse Ouest France. Basé sur des technologies issues des moteurs de recherche et du Big Data ce site utilise le machine learning par exemple, pour produire des données structurées et réutilisables à partir de contenus hétérogènes dispersés sur la toile.

L’action publique visant à rendre disponible un plus grand nombre de jeux de données va générer de nouvelles initiatives et de l’apparition de nouveaux services innovants pour les citoyens et les entreprises.

La France n’a pas encore formalisée son Data Act mais tout laisse à penser que le contexte est favorable à la réforme de la gouvernance par la data, à l’utilisation de l’Open Data comme facilitateur d’affaires et comme contributeur à la croissance économique.

 

Mike Brodie – "The polaroid kid" sur la route de Kerouac.

Mike Brodie ère sur les routes des Etats Unis et nous convie à l’accompagner dans son voyage initiatique.

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Sans formatage, libre dans son propos et sa forme il nous faire partager un parcours de clandestin . De trains en trains il sillonne le pays et rencontre les marginaux.

Fils de Kerouac et de Jack London, il met sa jeunesse au service d’une écriture photographique très stylisée et nous propose un vrai sujet en s’intéressant à une population qui a fait le choix assumé d’une vie alternative , à la frange de la société.

Autodidacte, il a commencé avec un polaroïd SX-70 à 18 ans, il est pourtant exposé à Paris photo. On pense à Dorothea Lange, mais aussi à Paul Fusco pour le style intemporel. Il s’inscrit dans le grand courant de la photo humaniste.

Un vrai talent, un photographe à suivre.

A lire : A period of juvenile prosperity.

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Street photography et Google glasses – Richard Koci Hernandez

Richard Koci Hernandez est Assistant Professor New Media à la prestigieuse Berkeley Graduate School of Journalism.

Il a travaillé pour de nombreux titres de presse tels que Time, Wired, The New York Times…. Il a été nominé deux fois au Pultitzer. Il est un héritier de la tradition de la street photography de Paul Strand à Bruce Gilden. Il a été sélectionné par Google via le concours #ifihadglass pour tester les nouvelles Google glasses après s’être illustré par ses photos prisent via un Iphone sur son compte Instagram @koci. Il poste désormais ses photos sous le pseudo @koci_glass.

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Ses photos

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Les marques sont l’avenir du contenu en ligne

Un contenu majoritairement de mauvaise qualité depuis 10 ans

En 2013 le contenu digital va franchir une marche importante en terme de qualité. Le web a longtemps été synonyme d’un contenu de mauvaise qualité. Fermes de contenus, duplicate content, agrégation de contenus , autant de tentatives pour attirer l’attention des moteurs de recherche, avec Google en ligne de mire, et accéder au saint graal de la visiblité et du trafic.

Depuis 10 ans le statut de média de masse acquit par le web a excité toutes les convoitises, encourageant la course à l’algorithme, engendrant un contenu pauvre et pléthorique.

Une économie du contenu qui émerge

L’avènement d’une économie du contenu et l’émergence de nouvelles technologies, liées au big content notamment, poussent les "contenus pauvres" dehors.

Les réseaux sociaux ont contribués fortement à la viralité des contenus les plus appréciés. Plus un contenu est "liquide", plus il circule et s’échange, plus il est jugé pertinent. Les internautes ne subissent plus les contenus ils les produisent, les portent.

La réussite des émetteurs de contenus et des médias de manière générale sur le numérique est alors fortement corrélée à l’appétence de leur audience pour leurs productions.

La personnalisation se généralise

Le volume d’informations en circulation et accessible à tous n’a jamais été aussi important. La personnalisation est devenu un élément clé dans la perception et l’évaluation de la qualité des internautes. Le sites ecommerce, tel Amazon , sont devenus les champions de la recommandation. La qualité est devenue déterminante dans la capacité d’un média, d’une marque, d’un site ecommerce à retenir l’attention de sa cible.

Le contenu et les marques ne sont plus antynomiques

Viralité, qualité perçue, personnalisation, autant de facteurs de réussite que les marques ont accaparées en s’apercevant que  l’impact et le ROI du "brand content" était autrement plus efficace qu’une bannière traditionnelle.

Les marques n’y trouvent que des avantages. Coca-Cola en a d’ailleurs fait du contenu le crédo de sa stratégie digitale "Coca-Cola liquide".

Ce positionnement s’avère même parfois plus efficace que des campagnes de search marketing. Les marques n’ont plus besoin de s’afficher ou d’être au centre des supports produits. Associer son nom suffit à sa notoriété, favorisant l’émergence d’une production mobilisant des moyens toujours plus importants :  le saut en parachute de Felix Baumgartner couvert en direct sur le web par Red Bull en est l’illustration.

Les marques en 2013 vont accompagner ce mouvement, elles ont les moyens de le faire. Selon une étude portant sur 200 entreprises américaines réalisée par le Custom Content Concil, presque 2 millions  de dollars ont été dépensé en 2011 pour du contenu produit par les marques.

Demain les marques auront les moyens de produire un contenu de qualité, pertinent, ciblé et apprécié des internautes,  au détriment des organes de presse qui peinent à fournir des supports  et des formats adaptés au digital.

Et si les marques étaient en passe de devenir l’avenir du contenu en ligne.

OpenData objet politique, enjeu économique.

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Donner un sens économique à l’OpenData

L’OpenData reste encore trop souvent un objet de spéculation et de prospective piloté par des acteurs publics ou politiques.

Les acteurs privés commencent depuis peu de temps à en explorer le potentiel.

Ce potentiel est immense et ne se limite pas à la gestion des horaires de bus et à l’affichage des points d’intérêt touristique sur une carte Googlemap.

L’OpendData peut également devenir un véritable "trésor" d’informations à destination des entreprises. Les "data" existent, éparpillées, peu lisibles et surtout sans liens directs avec l’activité commerciale des PMI / PME qui font le dynamisme d’un écosystème malmené par la crise.

Et si l’OpenData pouvait participer à la réussite économique des entreprises n’ayant pas le temps ou les moyens d’être assisté par un service d’intelligence économique ?

Comment ?

En diffusant, dans une finalité métier, des informations utiles, concrètes, lisibles, condensées, qui peuvent aider les PMI / PME à piloter leur activité, au plus juste et au plus près du marché.

Ouestmarches est un bon exemple de cette nouvelle génération de services. Il s’agit d’un portail diffusant des marchés publics, un site fédérant l’ensemble de l’offre nationale au sein d’un moteur de recherche vertical dédié.

Jusque là rien de nouveau.

Si ce n’est qu’il s’appuie sur des technologies issues du Big Data pour collecter et enrichir ses données.

Dans quelques jours il va aller plus loin en proposant à ses abonné des indicateurs économiques provenant de l’OpenData pour aider les entreprises à préparer en amont leur stratégie et répondre aux appels d’offres de manière pertinente.

36 000 fiches communes actualisées

Par le biais de fiches communes récapitulant les indicateurs économiques clés d’une commune : budget, composition du conseil municipal, évolution du nombre de permis de construire, répartition des compétences territoriales , …

A travers une vingtaine d’indicateurs clés provenant de sources crédibles, (Banque de France, INSEE,…) Ouestmarches à l’ambition de donner accès aux entreprises les plus petites à des informations utiles.

Et si la révolution de l’OpenData c’était aussi cela : donner du sens et de l’usage aux Data

Dans la foulée il proposera également des indicateurs économiques par secteur d’activité et très bientôt un observatoire des marchés publics pour compléter son offre et tirer tout le potentiel d’un sujet public et ouvert : les marchés publics.

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A consulter : ouestmarches

Vincent Munier – Au fil des Songes

Un songe de photographe

Vincent Munier est un photographe nature et animalier  français dont le nom est désormais reconnu internationalement.

Au fil des songes a été réalisé en Lorraine sur les terres d’étangs et de tourbe de l’est de la France.

Il s’agit d’un ouvrage personnel , un beau livre , visité par  la plume de Charlélie Couture.

Le site web